LA CÔTE ROYANNAISE

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Stations en amont de Royan - Stations en aval de Royan - La grande station de Royan

Excursions à partir de Royan - Gastronomie et climat du littoral - Météo

Conclusion - La côte Royannaise jadis - Diaporama Royannais

 Ma femme et moi-même fréquentons la côte Royannaise depuis plusieurs années. Comme nous-mêmes, nombreux sont ceux que ce littoral a su séduire.
Royan est, certes, la station la plus importante. Pour autant, il ne faut pas dissocier cette station de toutes les petites stations dont elle est environnée en amont en direction de l’estuaire de la Gironde aussi bien qu’en aval en direction de l’océan. Toutes ces stations, Royan compris, forment un ensemble en raison des faibles distances séparant les unes des autres. Pour autant, chacune de ces stations a son caractère propre. Distinguons, pour plus de détails, celles qui se trouvent en amont et celles qui se trouvent en aval par rapport à Royan.

En amont , voici tout d’abord Saint Georges de Didonne. Sa plage de sable fin s’étend sur plusieurs kilomètres le long de l’estuaire. C’est une plage familiale sans danger. La petite bourgade de Saint Georges avec son église romane moins massive que la plupart des églises romanes locales mais plus gracieuse, est très animée en saison. De petits orchestres en place sur les terrasses de quelques cafés distraient longuement, le soir venu, les consommateurs.

Quelques kilomètres plus loin, Meschers vous accueille. Ce petit village s’enorgueillit d’un port de pêche et de plaisance récemment agrandi et rénové. Meschers revendique, en outre, le titre de cité troglodytique et vous convie à visiter les grottes de Regulus et de Matata creusées dans des falaises calcaires. Habitées dès la Préhistoire, elles furent ensuite tour à tour repaires de pirates, brigands et autres naufrageurs. Plus tard, les protestants y célébrèrent clandestinement leur culte. Des contrebandiers y cachèrent du sel. A la fin du 19ème siècle, elles servirent de réfuge à des pêcheurs et des pauvres gens. Aujourd’hui, ces grottes forment un musée troglodytique avec vue imprenable sur l’estuaire. L’habitat troglodytique y a été reconstitué de la Préhistoire à nos jours. Peut-être, une visite à ces grottes vous inspirera-t-elle l’idée que l’homme, en tout temps, sait faire flèche de tout bois, tirer avantage, parfois d’ingénieuse façon, des ressources que la nature peut lui offrir.

Plus loin encore , voici Talmont. C’était naguère un petit village de pêcheurs. Ses maisons basses, pour ne pas donner prise au vent, ont survécu. La plupart ont été restaurées. L’activité halieutique ayant considérablement régressé sur l’estuaire, ces maisons abritent désormais des artisans d’art. Par contre, au pied de chacune de ces maisons poussent toujours des roses trémières qui donnent au village un charme discret et délicatement coloré que tentent de capturer d’innombrables aquarellistes. L’église de Radegonde entourée d’un petit cimetière, perchée sur un rocher face à l’estuaire, présente une allure de petite forteresse avec sa tour carrée, ses contreforts massifs et son mur d’enceinte.

Plus loin encore, vous trouverez Barzan et son minuscule mais pittoresque port de plaisance et de pêche et encore plus loin Mortagne qui possède un port de plaisance et de pêche de plus grande importance. A partir de Barzan , en passant par Saint Seurin-d’Uzet et jusqu’à Mortagne, nous sommes dans le pays de l’esturgeon. Autrefois, ces nobles poissons remontaient l’estuaire jusqu’aux frayères de cette zone et y pondaient leurs oeufs. On y préparait un excellent caviar. Cette activité avait décliné jusqu’à s’éteindre il y a quelques années. Une récente tentative pour faire revivre l’esturgeon a été couronnée de succès. Certes, les esturgeons ne sont pas aussi nombreux qu’au début du siècle. N’empêche qu’on peut déguster de l’esturgeon et du caviar de l’estuaire dans plusieurs restaurants entre autres, à “L’auberge de l’esturgeon” à Saint Seurin-d’Uzet, éclatante et savoureuse preuve de la renaissance de l’esturgeon dans l’estuaire. Au total, de Royan à Mortagne, vous n’aurez pas dépassé quarante kilomètres.

A partir de Royan, en aval vers la haute mer, se succèdent sans réelle discontinuité trois petites stations brièvement séparées les unes des autres par de petites conches. Elles ont pour nom Pontaillac, Vaux et Saint Palais. La plage de sable fin de chacune de ces stations est configurée de semblable façon. Chacune de ces plages forme une baie abritée des vents bornée latéralement par de petites falaises calcaires qui s’inclinent vers la mer. Ce sont des plages familiales pleines de quiétude. De petites bourgades, très animées en été prolongent ces plages. Au delà de Saint Palais, la côte change de caractère. Elle devient continûment rocheuse, plus sauvage. Les vagues, parfois assez fortes,viennent se briser sur les rochers, soulevant de grandes gerbes d’écume. Cette partie de la côte connue sous l’appellation de Grande Côte, ne dépassant guère deux ou trois kilomètres, se montre soudain plus aimable. Avant de déboucher sur une longue plage de sable fin, elle s’ouvre sur un espace récemment agrandi et modernisé abritant des cafés, des crêperies, des restaurants ainsi que les traditionnels commerces de plage.

En quittant la Grande Côte, une route traçée au milieu d’une forêt de pins vous conduit au bout d’une dizaine de kilomètres à la Palmyre, petite station d’apparence très moderne, dotée de quelques beaux hôtels. La côte y est plus vaste, moins douillette qu’à Pontaillac, Vaux ou Saint Palais. La station possède également un port avec cette même double activité: pêche et plaisance. Elle est à juste titre fière de son vaste parc zoologique. Premier parc zoologique de France, situé au coeur d’une forêt de pins, il est réputé pour donner aux animaux l’espace dont ils ont besoin pour s’épanouir.On y rencontre des espèces rares. Il attire tout au long de l’année et plus particulièrement en été d’innombrables visiteurs.

 Royan est le fleuron de cet ensemble que je viens de décrire, de ce littoral encore appelé Côte de Beauté. Très ancienne station, Royan fut rasé en 1945 par un bombardement dévastateur. Reconstruit de façon résolument moderne, Royan est aujourd’hui une station de renommée internationale. La station possède, sans conteste, de nombreux atouts et attraits. Voici ceux qui ont le plus particulièrement retenu mon attention:

-Tout d’abord, la chance de Royan fut, à mes yeux, de ne pas avoir été reconstruit à l’Américaine c’est à dire verticalement. Les grands immeubles y sont rares. Royan s’étale sur une large surface.C’est, de ce fait, une ville où les horizons ne sont pas bouchés, où l’on respire, sans concentration excessive de population.

- Royan est d’abord apprécié pour sa plage. Celle ci comprend, en fait, deux parties. Du boulevard Garnier, à hauteur de la Poste, jusqu’à la plage de Saint Georges, la première partie de cette plage s’étale sur plusieurs kilomètres formant une courbe très évasée. Le long de ce boulevard qui épouse le contour de la plage, se dressent d’orgueilleuses villas datant du 19 ème siècle ou du début du 20ème. Implantées dans des parcs spacieux, elles affichent, non sans ostentation, l’opulente richesse de la grande bourgeoisie, d’origine essentiellement Bordelaise, de l’époque. Assorties de colombages, péristyles, tours, belvédères et autres colonnes, elles confinent parfois par leur excès d’ornementation au Baroque. Certaines ont un air de petits châteaux forts. Toutes ont, cependant, une certaine majesté. Epargnées, pour la plupart, par le bombardement de 1945, elles voisinent avec des maisons ou des immeubles construits dans les années 1950, dans un style cubique représentatif de cette époque. Leurs lignes sobrement géométriques forment contraste avec les villas très empanachées que je viens d’évoquer. Ces deux types d’architecture, bien que très dissemblables, n’en cohabitent pas moins, de façon étrangement harmonieuse, se faisant valoir l’un par l’autre par effet de contraste. L’autre partie de la plage de Royan, située en plein centre ville, est d’un caractère très différent. Elle va de la Poste au port de plaisance. Elle est bordée par un front de mer récemment rénové le long duquel les promeneurs déambulent à loisir. Tout le long de ce front de mer, restaurants, cafés à terrasse, crêperies, commerces de plage se succèdent. Ce front de mer est très animé en été. La musique que dispensent inlassablement de petits orchestres installés dans nombre de cafés y résonne tard dans la nuit.

-L’église Notre-Dame ne peut échapper au regard. Elle découpe, dès l’entrée dans la ville, sa silhouette à la fois altière et fragile dans le ciel royannais. Elle évoque un voilier de haut mât en partance vers l’océan. Construite dans les années 50 en béton armé résiné, elle est résolument moderne. Sans en posséder les caractéristiques, elle évoque, cependant, une cathédrale gothique, impression que, pour ma part, je ressens aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. La raison en est, me semble-t-il, qu’elle partage avec les églises gothiques, une semblable verticalité, un même élan vers le ciel, qu’elle exprime,donc, une même quête vers la spiritualité, vers une forme d’absolu.

-Le port de plaisance, récemment agrandi, ne manquera pas de donner un nouvel essor à la navigation de plaisance. Bâteaux à moteur et voiliers s’y cotoient mais ce sont surtout ces derniers qui, par leur élégante silhouette, attirent le regard. Ce port , pour partie de son périmètre, est bordé de restaurants, de cafés, de magasins de fournitures pour bâteaux, de magasins offrant à la vente des tableaux ou des poteries locales. C’est, en été, un lieu de grande affluence où règne une très vive animation.

-On oublie parfois que Royan possède un port de voyageurs très actif. Trois bacs effectuent des navettes, à rotations plus rapprochées en été, entre Royan et la Pointe de Grave, établissant ainsi un lien maritime entre les deux rives de l’estuaire. Beaucoup de touristes partant de Royan prennent le bac pour passer une journée à Soulac, petite station renommée pour sa longue plage de sable fin. D’autres embarquent avec leurs voitures pour gagner des destinations plus méridionnales, voire pour se rendre en Espagne. D’autres utilisent le bac pour rejoindre, à partir de Soulac, la route des grands vins du Médoc qui, de château en château, les conduit à Pauillac, haut lieu des crus du Médoc.

-Le chemin pietonnier littoral part de Royan à hauteur de la petite plage de Foncillon pour rejoindre quelques kilomètres plus loin Vaux sur mer. Il offre aux promeneurs un splendide panorama de l’estuaire. Il peut être emprunté en toute sécurité. Il est, en effet, presque de bout en bout, longé côté mer par une rambarde de protection qui met à l’abri d’une chute les enfants aussi bien que les imprudents de tous âges. A peu près partout le long du littoral Royannais s’offrent à la vue de petites cabanes de pêche connues sous le nom de carrelets mais nulle part ailleurs mieux que sur ce chemin pietonnier, on peut en dénombrer les détails. Bâtis sur pilotis, ces carrelets sont adossés à de petites falaises ou parfois reliés à celles-ci par une passerelle. De chacun d’eux émerge un grand filet carré que l’on abaisse dans la mer puis que l’on relève au bout de quelque temps avec l’espoir d’une bonne prise. Ces manoeuvres sont actionnées à l’aide d’un petit treuil. Ces carrelets font partie intégrante du paysage Royannais auquel ils ajoutent une note à la fois paisible et chaleureuse. Sur ce même sentier pietonnier, vous êtes en bonne place pour apercevoir le phare du Cordouan. C’est le phare le plus ancien de France et l’un des plus beaux. Construit au 16ème siècle, haut de six étages, il constitue un précieux et vivant témoignage de l’art de la Renaissance. Des vedettes en partance de Royan y conduisent en été de nombreux visiteurs.

-La possibilité de faire, a partir de Royan, de très agréables excursions n’est pas l’un des moindres atouts de la station. Toute personne séjournant à Royan pour quelque temps inscrit immanquablement à son programme touristique une visite à l’île d’Oléron. Cette île est un grand centre de vacances. A vrai dire, plusieurs visites sont nécessaires pour en explorer tout le territoire. Longue d’environ 35 kilomètres sur une quizaine dans sa partie la plus large, c’est après la Corse, la deuxième île de France. Il ne peut être question de la décrire, dans le cadre de cette présentation du littoral Royannais, par le menu. Je me bornerai à citer quatre sites qui en constituent, en quelque sorte, les quatre points cardinaux et qui correspondent à des lieux touristiquement privilégiés de cette île: La Cotinière à l’ouest, Boyardville à l’est, Saint Trojan au sud et Chassiron au nord. Les trois premières petites bourgades sont de riantes petites stations. Chacune d’elle possède une plage de sable fin et un port avec comme souvent dans la région un double caractère: plaisance et pêche. Au Nord, par contre, le phare de Chassiron se dresse sur une côte qui contrastre avec le caractère aimable des trois stations précitées. Cette côte est, en effet, âpre, sauvage, battue des vents. Si vous séjournez sur le littoral Royannais, ne manquez pas de vous rendre, à plusieurs reprises si vous le pouvez, à l’île d’Oléron. A partir de ces quatre points cardinaux, vous pourrez en découvrir d’innombrables autres aspects. Détail non négligeable, vous emprunterez pour accéder à l’île, gratuitement sans le moindre péage, le magnifique pont d’Oléron long de près de quatre kilomètres.

De Royan, outre cette visite à l’île d’Oléron, il est facile de faire d’autres excursions de proximité. Je vous propose trois nouvelles destinations: La Tremblade, Ronce les Bains et Marennes. Vous pourrez même, si le coeur vous en dit, vous y rendre en vélo. Ces trois bourgades, toutes proches les unes des autres, se trouvent à vingt cinq kilomètres environ de Royan.

Ronce les Bains est une paisible petite station familiale. La Temblade et Marennes sont deux soeurs jumelles se ressemblant presque trait pour trait. Ces deux bourgades sont l’une et l’autre de hauts lieux de l’ostréiculture. Elles sont configurées d’égale façon. On y trouve un long chenal s’ouvrant sur l’estuaire de la Seudre où se côtoient petit bâteaux de plaisance et barges ostréicoles. Sur les rives de ce chenal sont perchées de petites cabanes ostréicoles. Celles-ci sont aujourd’hui, pour la plupart d’entre elles, désaffectées. Elles ne sont plus conformes aux normes européennes et donc obsolètes. Fort heureusement, elles n’ont pas été détruites. Certaines ont même été repeintes. Elle constituent un patrimoine que beaucoup d’ostréiculteurs veulent, à juste titre, préserver. Elles ont été remplaçées, à l’arrière plan, par des hangars plus vastes dotés d’un équipement moderne mais moins pittoresques. Sur la rive gauche en direction de la Seudre, outre les petites cabanes ostréicoles et les nouveaux hangars, vous trouverez quelques cafés et restaurants où l’on peut déguster sur place des huitres et des moules succulentes. Ceux que l’ostréiculture intéresse pourront partir à la découverte de cette activité en embarquant à, marée basse, à bord d’un petit bâteau de croisière à Marennes ou à La Tremblade. Ils verront ainsi de très près et de très agréable façon les parcs à huitres et les bassins d’affinage. Un guide local, à bord du bâteau, leur fournira toutes les explications nécessaires sur la culture des huitres de leur naissance à la vente.

Cette incursion au pays des huitres m’offre une transition toute naturelle pour évoquer maintenant la gastronomie du littoral. Huitres et moules, poisson fraîchement pêché dans l’estuaire ou l’océan tout proche, fruits de mer, escargots, melons charentais, beurre de Surgères, charcuterie de la Saintonge, vins charentais, cognac et pineau, tout cela constitue une carte des produits régionaux assurément riche et variée. N’y a t-il pas là de quoi composer, en effet, d’alléchants menus? Il importe également de noter l’importance du poisson en pays Royannais. Partout, dans l’auberge la plus modeste aussi bien que dans un restaurant de prestige, on cuisine très finement le poisson. Ici, le poisson n’est pas seulement une activité économique. C’est aussi un véritable phénomène culturel.

Je voudrais achever ce portait du littoral Royannais sur une note lumineuse en évoquant son climat. Royan et ses environs bénéficient d’un climat océanique très apprécié. Les températures y sont douces en toute saison et l’ensoleillement est comparable à celui de la Côte d’Azur. Les ciels sont, le plus souvent d’un bleu limpide et clair, parfois persillé de petits nuages blancs d’inoffensive apparence. Quelques journées grises, plus ou moins ventées, sont là pour nous rappeler que la perfection n’est pas de ce monde et pour nous faire apprécier les belles journées ensoleillées que ce littoral nous offre le plus souvent.

 Ce tableau du littoral Royannais ne prétend pas à l’exhaustivité. Je me suis borné à n’en évoquer que quelques aspects illustratifs de la diversité et de la richesse du pays Royannais. J’espère, cependant, vous avoir mis l’eau à la bouche. Peut-être serez vous tenté de découvrir, vous aussi, ce littoral. Il vous appartiendra alors d’en découvrir d’autres facettes, d’en goûter d’autres charmes. Il y a, en effet, mille et une raisons d’aimer, en fonction de la personnalité de chacun, cette région. Peut-être y aura-t-il quelques internautes parmi ces nouveaux venus en pays Royannais. Peut-être certains d’entre eux me feront-t- ils l’amitié de me faire part de leurs impressions par courrier électronique. J’en serais, croyez le, fort heureux.

Royan au temps jadis et documentation diverse sur Royan

Royan et les stations environnantes sont de vieilles stations balnéaires. Pour avoir un aperçu de la Côte Royannaise au début du XXème siècle, cliquez ICI

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